Déficit des caisses de retraite - Les informations de votre courtier !
Cette partie présentée par la loi montre les sources de financement que le gouvernement va mobiliser pour financer la réforme et combler le besoin de financement. Ce besoin de financement est évalué à 43 milliard d’euros : la réforme doit permettre un solde net de 18 milliards soit 46% du total. Le gouvernement va compléter ce premier solde par une hausse des cotisations vieillesse notamment dans la Fonction Publique à partir de 2006. Le reste doit être financé par une baisse du taux de chômage à 5 % d’ici 2020 soit une économie prévue de 15 milliard d’euros.
Or, il est peu probable que l’on atteigne un Taux de chômage de 5%. Il est aujourd’hui de l’ordre de 9% avec les critiques que l’on connaît sur les méthodes de mesure du taux de chômage...
retraite à la carte - les motivations du gouvernement....
La réforme doit permettre de donner « davantage de liberté et de souplesse » aux futurs retraités. Il s’agit de laisser plus de place au système individualiste de la retraite par capitalisation dans la lignée du plan partenarial d’épargne salarial volontaire de Laurent Fabius.
D'autre part les retraités disposent de marges plus importantes dans la loi dans la mesure où ils peuvent racheter des trimestres (au titre d'étude) et travailler au delà de la limite autorisée (avec une surcote, pour favoriser l'activité des seniors).
Loi Fillon ou les motifs sociaux d'une réforme !
La réforme doit être l’occasion de corriger les inégalités du système. Selon François Fillon, il s’agit de « retrouver l’esprit de 1945 ». Ce motif va servir de tremplin pour aligner la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle du privé en jouant sur la notion d’égalité. Par ailleurs, le texte voté veut garantir des pensions convenables aux salaires modestes et aux travailleurs de longue durée, avec également l’instauration de l’indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires.
Or, c’est surtout l’indexation sur les prix et non plus sur l'évolution générale des salaires qui va réduire considérablement le niveau général des pensions. En effet, il est démontré que du fait de l’augmentation du pouvoir d’achat sur le long terme, l’évolution des salaires est meilleure que celle de l’indice général des prix.
Le gouvernement va également prendre cette réforme comme un moyen de changer « la perception de la notion de travail » ;il cherche ainsi à renforcer la place du travail dans les institutions formant les liens de la société.
Motifs démographiques
De par son principe de base, le système actuel doit être réformé de manière à pouvoir accompagner l’arrivée prochaine à l’âge de la retraite des générations issues du baby boom.
En effet, cette réduction substantielle de la population active va modifier le rapport nombre d’actif/nombre d’inactif qui passerait ainsi de 2,2 en 2002 à 1,5 en 2020. Cet effet « ciseaux démographiques » (voir graphique 1 en annexe) fait l’objet d’un consensus.
Officiellement, sans réforme, « le besoin de financement est estimé en 2020 à 43 milliard d’euros par an. » C’est ce même motif qui était en partie à l’origine de la réforme Balladur de 1993.
Par ailleurs, le gouvernement Raffarin a décidé d’utiliser comme levier de réforme l’allongement de la durée de cotisation, ce qui lui semble d’autant plus justifié que l’espérance de vie va progresser en moyenne de 6 ans entre 2000 et 2040.
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